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La chevelures des femmes vue par « aufeminin.com »

La chevelure des femmes, un attribut aux multiples reflets!

The multiple characteristics of women’s hair!

Parmi les éléments distinctifs de la féminité, les cheveux arrivent en bonne place. Courts ou longs, bruns ou blonds, là n’est pas vraiment la question : chez toutes les femmes, les cheveux ont une signification particulière et revêtent plusieurs fonctions très différentes.

–       Symbole de la féminité : Pendant longtemps, les femmes n’ont pas eu le droit de couper leur chevelure, car celle-ci était le symbole de leur féminité. Dans ce contexte, les couper devenait une humiliation, voire une mutilation métaphorique : à la Libération notamment, les femmes accusées d’avoir eu des relations sexuelles avec l’armée ennemie étaient rasées, tondues de leur féminité dont on jugeait qu’elles avaient abusé. Les coupes « à la garçonne » n’apparurent que dans l’entre-deux-guerres.

Amongst the most distinctive elements of femininity, women’s hair features high in the list. Short or long, brown or blonde, that’s not really the issue: for all women, hair has a particular significance and it revolves around several very different functions.

– Symbol of femininity: For a long time, women didn’t have the right to cut their hair. Cutting it became a humiliation, particularly at the time of the Liberation when women accused of having sexual relations with enemy soldiers were shaved and shorn of their femininity which they were judged to have abused. Boyish cuts only started making an appearance during the interwar years.

–       Outil de séduction : Conséquence logique de leur participation à la féminité, les cheveux ont une importance toute particulière dans la séduction. Les déesses grecques étaient toujours représentées avec une longue chevelure (qui servait à couvrir le sexe pour Aphrodite). Dans certaines cultures, notamment chez les catholiques à la Renaissance et les musulmans aujourd’hui, les cheveux ne sont montrés qu’au mari tant leur portée sexuelle est grande ; en public, il faut les dissimuler entièrement sous un voile. En France, jusqu’au 19e siècle, les femmes, une fois passée la puberté, se devaient de sortir coiffées d’un chapeau, sous peine d’être considérées comme les femmes de mauvaise vie. Les cheveux étaient alors considérés comme un symbole de l’intimité et de l’érotisme, comme le montre le poème « La chevelure » de Baudelaire : « Longtemps! Toujours! Ma main dans ta crinière lourde / Sèmera le rubis, la perle et le saphir / Afin qu’à mon désir tu ne sois jamais sourde ! ». C’est pour cela que de nombreux peintres ont utilisé ce motif de la chevelure cascadante pour peindre l’érotisme (ici : Edgar Degas, Femme coiffant ses cheveux). Même s’ils ont perdu ce caractère très sexuel en Occident, et sont montrés librement, les cheveux ont toujours une dimension de séduction très importante. Pour certains hommes, ils sont même devenus un véritable code de communication : « Une femme qui se recoiffe en souriant est ouverte à la discussion. Les filles qui ont les cheveux courts, avec la nuque dégagée, sont souvent assez sûres d’elles, de leur physique en tout cas, pour « oser » ». 

–       Marqueur social : Suivre la norme en vigueur pour le coiffage de la chevelure était, jusqu’à peu, indispensable pour conserver son prestige social. A la Renaissance, les coiffures sont hautes, le front dégagé. Toutes les femmes de la haute société ont ensuite porté des perruques au 18e siècle, si leurs cheveux naturels ne leur permettaient pas ces échafaudages d’anglaises en accord avec le style rococo de l’époque – ici sur Marie-Antoinette. Après la Révolution Française, ce style extravagant est banni car trop révélateur de l’ordre social ; on abandonne les perruques, mais les femmes continuent à devoir porter les cheveux longs. C’est le néo-classicisme (boucles sur le front, cheveux attachés), qui cèdera la place au romantisme à la fin du 18e siècle. Ce n’est qu’avec la Première Guerre mondiale, qui signa le début du travail des femmes en usine, que les usages se firent moins prescripteurs et que la chevelure ne fut plus associée à un rang social. (Pour plus d’informations : The history of the hair’s world).

–       Révélateur de qualités morales et professionnelles : Cette association entre la chevelure, attribut physique, et les qualités morales, existe depuis la littérature antique : les personnages féminins mauvais ou dangereux étaient décrits portant une tignasse ébouriffée, presque effrayante (les 3 Gorgones, qui paralysaient leurs proies ; plus récemment, Cruella d’Enfer ou encore les sorcières dans les contes pour enfants). Cet imaginaire est resté : il faut avoir les cheveux propres et disciplinés pour ne pas être montré du doigt. Aux Etats-Unis, la plupart des femmes cadres supérieures se font faire un brushing tous les matins : impossible d’arriver au bureau avec une coiffure négligée, qui montrerait à leurs interlocuteurs qu’elles ne maîtrisent pas leur image (ou leur planning, pour trouver le temps de s’occuper de leur apparence). Le soin apporté aux cheveux devient révélateur de la maîtrise de son image de marque, et donc de qualités professionnelles (perfectionnisme, efficacité, attention aux détails…).

–       Protection : A l’adolescence, la frange sert souvent à dissimuler les boutons d’acné. Plus tard, il n’est pas rare que les femmes continuent de se sentir protégées par leurs cheveux, qui agissent comme une barrière entre elles et le regard des autres. Les nerveuses les remettent sans cesse en place, ils sont rassurants et apaisants. Ce n’est qu’après les avoir coupé que Delphine, qui témoigne dans Psychologies, s’en est aperçue : « Je me suis aperçue que les cheveux bruns qui habillaient jusque-là mon visage me servaient de masque. Les couper a été l’occasion de faire tomber ce masque et de montrer qui je suis. »

–       Possibilité de métamorphose : La plupart des femmes jouent avec leurs cheveux, se coiffent différemment au gré de leurs envies et de leur humeur du jour. C’est ainsi qu’un brushing strict pour aller travailler peut laisser la place à une chevelure ondulante le week-end, qu’une tiare ou un chignon spectaculaire peuvent les transformer en  stars hollywoodiennes le temps d’une soirée. Les cheveux servent à exprimer différentes facettes des femmes, comme le font des vêtements au style très différent.

–       Reflet de notre évolution : Il n’est pas rare qu’une femme change de coupe ou de couleur à chaque grand bouleversement de sa vie : une nouvelle coiffure « de grande » pour entrer au collège, une teinture provocante à l’adolescence, un changement radical de coupe après une rupture… La nouvelle coupe de cheveux devient alors indicatrice d’un changement profond, que l’on veut signifier de manière métaphorique. Emma Watson, l’actrice anglaise qui interprète Hermione Granger dans la saga Harry Potter, a ainsi fait couler beaucoup d’encre lorsqu’elle s’est rasé le crâne : « J’en avais assez que tout le monde m‘assimile à la gentille petite sorcière, je voulais me débarrasser de cette image en entrant à l’université. C’est la chose la plus libératrice que j’ai jamais faite. Ca a été un véritable cap. »

A toutes les époques, les cheveux ont donc été un moyen d’expression – ou plutôt d’expressions : séduction, prestige, timidité, rébellion, affirmation de soi… Si l’on sait la décrypter, la chevelure est un langage aussi révélateur que le style de vêtements qu’une femme porte.

1980 à 2015, Coiffeur pour Enfants à Paris 6e "Au Pays d'Oscar" de 1985/ 2005, puis 2006/2015 à Paris 7e "Bruno Liénard Coiffure Enfants et Parents". 2018, votre coiffeur à domicile pour Enfants & Parents avec La même passion pour un service spécialisé de qualité chez vous! Votre fidèle serviteur Bruno.